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 2-19 mai

La dure vie des T'Chagos

 


Les acteurs suivants ont eu la malchance de participer (à leur corps défendant) à

"La dure vie des T'Chagos"

Pat le plumitif.................. Val la cocogirl............... Vince le ouebmaster

Dès le matin de notre arrivée aux Chagos (car on ne savait pas encore qu'il fallait prononcer les T'Chagos),Vince, avant même le lever du jour, se met en quête d'un petit quelque chose à se mettre sous la dent. Depuis notre départ de Malé, depuis 6 jours de nav' qu'on mange des noddles au curry, ça commence à bien faire, il faut dire que la cambuse est bien vide. Que reste t-il ? Hum, voyons ce qu'il y a dans cette grosse boîte...

Arghhh... horreur ! 12 kilos de dattes directement compactées du Yémen ! Non mais je n'ai pas quitté mon saucisson quotidien pour venir m'essayer aux expériences culinaires douteuses du bord ! Rien à faire.

A ce moment passe Denis, un jeune compatriote et néanmoins voisin de mouillage aux Chagos, qui a un peu du mal à nager depuis qu'il a attrapé le pied-bouée, maladie tropicale particulière qui met les pieds en flottabilité positive. Justement, Denis connaît bien les ressources des T'Chagos, il y a paraît-il un animal étrange et fort mangeable dans les îles, mais sa chasse est interdite par les British, colonie locale armée au Sud et suffisante au Nord (voir notre escale aux Chagos pour plus de précisions ethnologiques).

Nous voici partis en chasse, avec armes et bagages. La technique de chasse est étonnante. Il faut se promener dans la jungle avec comme appat une cocogirl portant des bas. Etonnant, non ?

Evidemment, avec deux cocogirls on a deux fois plus de chance de ramener du gibier. Pour parfaire le dispositif, il est bon d'aller chercher quelques noix de coco...

... et d'en gaver la cocogirl.

Ceci étant fait, les deux gaillards du bord se sont armés de pousses de coco et ont poussé un cri primitif, du genre "GGGGRRRRRAAARRRGGG"

Notez la tenue de chasse adaptée à la jungle. Le plumitif du groupe se sent décidément redevenir primitif et il devient difficile de l'empêcher de monter aux cocotiers, pour, comme il dit, repérer le gibier...

... alors que celui-ci vit dans des trous du sol. Tiens, justement, en voilà un.

Vous ne le voyez pas bien, hein ? C'est pour préserver son anonymat, car je le rappelle, cette chasse est interdite par les British !

La lutte est longue et intense, mais finalement on finit par l'attraper ! Victoire !

Vincent est tout content et part se reposer tout en se pourlêchant les babines... Le palmier a un peu de mal...

Du crabe de cocotier ! Oui monsieur, pas de la contrefaçon, du pur crabe, avec des pinces ça comme qu'on s'en régale avec de la mayo quand les oeufs ne sont pas pourris ! D'ailleurs, comme cette chasse est interdite, je le rappelle, on avait amené ces spécimens à bord juste pour leur montrer la gueule d'une cocotte-minute Téfal.

 

Seulement... On s'est trahi, car il y avait un hic...

 

 

C'est que c'est le crabe de cocotier qui donne la maladie du pied-bouée ! Enfer !

 

Du coup le ouebmaster s'est remit aux bonnes vieilles noddles.

Après ça qu'on ne vienne pas me dire que la vie est facile aux T'Chagos

 

19-27 mai

L'Indien, dans l'autre sens

1000 milles. Encore ?! Pff... En plus les alizés ne sont pas bien établis, on se prend même de la pluie sur les 400 premiers milles... Avec ça on perd nos lignes de traîne et des bancs entiers de thons nous narguent en bondissant autour du bateau... On était mieux aux Chagos... Quand je pense qu'il y en a qui font le tour de la terre sans escale... Faut il être barjo... Enfin, les Seychelles approchent !


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